11-AEGOSOMA SCABRICORNE (Scopoli, 1763)

AEGOSOMA SCABRICORNE (Scopoli, 1763)
(=AEGOSOMA SCABRICORNIS (Scopoli, 1763))

 

Pas rare. Sur les tilleuls creux, cet insecte se tient caché pendant le jour dans l’intérieur du tronc, à l’abri de la lumière ; on le trouve le soir hors de sa retraite lorsque le jour disparaît, le matin par les temps humides et couverts, plus rarement la journée si ce n’est par les temps couverts et orageux. Du 20 juillet à la fin d’août -quelquefois, certaines années, dès le 10 juillet- on rencontre également au commencement de septembre, jusqu’au 10 environ, quelques femelles ordinairement au milieu du jour. Dijon, remparts autour de la ville ; Cours-Fleury ; cours du Parc ; Allée-de-la-Retraite et route de Beaune (1). Trouvé aussi sur le tronc de vieux noyers. (Beaune ; tilleuls et peupliers. –MM. Arias et Bourlier.)


(1) Cet insecte devient chaque année plus rare, par suite de la destruction d’une grande partie des tilleuls de nos promenades ; dans les deux dernières localités indiquées, les arbres ayant tous été arrachés, il serait inutile aujourd’hui d’y chercher
l’Aegosoma scabricorne, qui pourrait bien aussi disparaître complètement des autres localités citées si l’on continue à y abattre tous les ans des tilleuls que l’on remplace par d’autres arbres d’essences diverses dont le mélange produit un effet des plus disgracieux.

 

Cours du Parc, tilleul 25 juillet, 29 juillet

 

 

 

 

  • DIJON (Coll. BLONDEAU, 1897)
  • Coll. PHILIBEAUX : 2 ex sans indication de date, ni de provenance.
  • St-JEAN-de-LOSNE, 08-26, 07-29, 08-1930, 07-31, 08-31, 07-33, (Leg. THIERRAT, Musée de LYON)
  • St-JEAN-de-LOSNE, (tilleul) 15-03-63 (Coll. QUENNEDEY)
  • DIJON, Bd de Strasbourg, sur vieil érable, 13-07-79 (Musée de Dijon)
  • DIJON, Le Parc 14-08-57, 06-07-57 (J.P NICOLAS)
  • CORCELLES-les-ARTS, 13-08-87, trouvé dans le grenier du château (P. GIRARDOT)


Relativement courante au siècle dernier Aegosoma scabricorne est devenue très rare en Côte-d’Or. C’est manifestement une espèce qui s’éteint avec la disparition de son biotope.
Elle subsiste cependant, çà et là, grâce à sa polyphagie : c’est ainsi que des morceaux de vieux marronniers, coupés à leur tour, dans le bois du Parc et mis en caisse d’élevage par Mme PROST en 1985 au musée de Dijon ont confirmé encore sa présence dans cette station : 24-07-85 : 1ex ; 28-06-86 : 1ex : 10-08-87 et 15-08-87 : 1ex ; 17-10-88 : 3ex crevés ; 16-09-89 : 1ex crevé.
Un autre élevage constitué de bouts de vernis du Japon provenant aussi du même endroit a donné 1ex en 06-1991.

C→RR

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