16-RHAMNUSIUM BICOLOR (Schrank, 1781)

RHAMNUSIUM BICOLOR (Schrank, 1781)
RHAMNUSIUM SALICILIS F.

Pas rare. Dans les tilleuls creux, rarement dans les autres arbres ; je l’ai cependant trouvé dans un marronnier d’Inde. Du 15 mai au 15 juin. Dijon, promenade autour de la ville ; remparts ; Allée de la Retraite ; cours du Parc. Chatillon sur Seine ; d’après M. Emy) (Beaune, MM. Arias, Bourlier et André)
La variété à élytres ferrugineux est beaucoup plus rare que le type.

Rempart du château, marronnier d’Inde, 8 juin, 12 mai, 16 mai, 23 mai
Cours Fleury, tilleul, 23 mai
Cours du Parc, tilleul, 12 mai

 

La collection ROUGET comporte 5 exemplaires de la forme typique notés « remparts du château, dans marronnier creux, 16 mai 1869 ».

  • DIJON, 1897 (Coll. BLONDEAU)
  • ARNAY-le-DUC, route de Mimeure 1886 (A. LECOMTE) (Notes de Ch. LECOMTE)
  • ARNAY-le-DUC, ramassé sur la route de Mimeure, 30-05-1924, variété glaucopterum (A. LECOMTE)


Parmi les notes de Charles LECOMTE, détenues au Musée de Dijon, figure la lettre d’envoi de ce spécimen d’Auguste LECOMTE à son frère. Elle témoigne de la méconnaissance de son éthologie à l’époque : « Pour le Rhamnusium bicolor, je l’avais déjà trouvé au même endroit il y a bien des années quand j’étais gosse (il s’agit de l’exemplaire trouvé en 1886 noté ci-dessus). Il est donc certain qu’il y vit et s’y multiplie puisque je l’y retrouve aujourd’hui et chose curieuse, dans les mêmes conditions. D’où sort-il ? Il y a là des frênes, des ormes, des sycomores, des tilleuls, des marronniers, des peupliers…. Je m’y perds ! »

  • St-JEAN-de-LOSNE ; 06-28, 05-31 ; ARC-sur-TILLE, 06-38 ; DIJON, 06-1945 (THIERRIAT)
  • DIJON, rue Turgot, 07-63 (Coll. QUENNEDEY)
  • DIJON, le Parc 02-06-58 (JP. NICOLAS), 27-05-60 (JL. NICOLAS)

Cette espèce subsiste toujours dans la station notée par ROUGET au siècle dernier : le Parc de DIJON. L’élevage de bouts de marronnier mentionné pour Aegosoma scabricorne a en effet aussi donné : 1 ex de R bicolor le 04-06-85, 3 ex le 10-06-85 et 1 ex le 24-06-86 ; 7 ex de la forme typique et 3 de la variété glaucopterum le 25-06-88 !

La rareté de cette espèce est due à la brièveté de sa période d’apparition et au fait qu’elle se développe dans le bois qui tapisse l’intérieur des cavités des arbres dépérissants…lesquels sont maintenant le plus souvent abattus pour des raisons de sécurité.

RR

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