Présentation

Dans ce catalogue, une page est réservée à chaque espèce.

Compte tenu des incertitudes actuelles de la nomenclature, l’ordre de présentation des insectes reste celui de VILLIERS (1978). Par contre la dénomination des espèces est celle retenue par BRUSTEL, BERGER & COCQUEMPOT (2002) avec, s’il y a lieu, sa correspondance avec VILLIERS (1978) et celle avec ROUGET (1860).

Pour chaque espèce, le texte écrit en « Rouge» correspond au texte originel de ROUGET et le texte écrit en « Bleu », à ses notes manuscrites ultérieures.

Les découvertes signalées après le 4-08-2006, date de cette rédaction, sont portées  en bas de page. Elles ne sont pas comprises dans les considérations énoncées avant cette date, notamment dans les rubriques Avant-propos, Présentation et Conclusion.

 

Ce qui est proposé ici reste un simple catalogue, et se veut uniquement cela, c’est-à-dire essentiellement la liste brute de toutes les trouvailles de longicornes répertoriées en Côte-d’Or.

Le scientifique y trouvera ainsi des données vierges de toute interprétation, à exploiter selon sa convenance.

L’amateur pourra y glaner aussi, du moins je l’espère, quelque indice susceptible d’attiser son envie d’aller ou de retourner sur le terrain.

A cet effet, et pour la plupart des espèces, je n’ai pu m’empêcher d’ajouter une note éthologique, biologique ou indication de chasse afin d’agrémenter une liste de lieux et de dates qui sans cela paraîtrait bien aride. J’ai essayé aussi de photographier chaque bête, si possible dans la nature…entreprise bien périlleuse pour un néophyte sans matériel, surtout quand il s’y prend au dernier moment. Mais tant pis, du moins aura-t-on un aperçu, à chaque page, de l’insecte en question.

Je me suis refusé à établir des cartes de répartition, documents pourtant si prisés actuellement, car j’estime qu’elles auraient été, comme souvent, bien trompeuses. Les données répertoriées dans ce catalogue ne présentent pas en effet, à mon sens, le caractère d’homogénéité (dans le temps et dans l’espace) indispensable à la fiabilité et à la lisibilité de telles cartes.

Pour indiquer le niveau de rareté actuelle des espèces, j’ai donc préféré conserver les mentions plus parlantes utilisées autrefois. Elles me paraissent finalement plus saines et plus simples à appréhender.

 

 

Le lecteur les interprétera de la manière suivante (et dans le cadre des chasses à vue) :

CCC : (très très courante) : espèce que l’on peut trouver partout sans la chercher
CC : (très courante) : espèce moins répandue que la précédente
C : (courante) : espèce que l’on trouve facilement seulement si on sait où et comment la chercher
R : (rare) : espèce peu répandue mais que l’on peut trouver si on sait où et comment la chercher
RR : (très rare) : espèce très localisée et qu’il est hasardeux de trouver même si on sait où la chercher
RRR : espèce dont la présence est accidentelle ou que l’on a une chance dans sa vie (ou presque) de trouver.

 

A l’échelle de ce catalogue et sur un siècle (le XXème), en nombre de citations pour chaque espèce, cela donne à peu près cela :

RRR : de 0 à 5 citations ; RR : de 6 à 10 ; R : de 11 à 20 ; C : de 21 à 30 ; CC : de 31 à 40 et CCC : plus de 40.

 

(Les découvertes effectuées en plusieurs exemplaires ou au même endroit à des dates très rapprochées sont décomptées pour une seule citation. Cette échelle tient aussi compte du fait que les raretés sont toujours surreprésentées en collection et qu’à l’inverse certaines espèces sont tellement communes qu’elles ne sont plus récoltées).

Une indication sur l’évolution de la rareté des espèces entre le XIXème et le XXème siècle, (et éventuellement sur leur devenir) est aussi donnée lorsqu’elle est perceptible (XIX->XX->XXI).

Mais le sésame de ce catalogue étant dévoilé, l’essentiel est maintenant de dire qu’avec plus de 140 espèces découvertes sur son territoire (dont 7 nouvelles sur les seize dernières années), la Côte-d’Or compte sans nul doute parmi les départements français les plus riches en cérambycidés.


Cela tient à plusieurs facteurs :


Avec 878.677 ha, c’est le 4ème département pour la superficie. Sa population, 506.755 h d’après le recensement de 1999, reste modeste et se trouve concentrée sur l’axe routier DIJON-BEAUNE : c’est dire que les zones rurales constituent l’essentiel de son vaste territoire. La nature y est largement préservée car il n’existe pratiquement pas d’industries polluantes.

Les bois et forêts, éléments déterminants pour une famille de xylophages, occupent plus de 30% du sol. Les essences sont variées. Si les feuillus prédominent largement, les conifères introduits à la fin du XIXème siècle sont localement bien représentés et expliquent l’adaptation de certaines espèces.

Les biotopes sont multiples. Il suffit pour s’en convaincre d’effectuer un rapide trajet de la « montagne » de Sombernon au Val de Saône : la neige ensoleillée laisse place alors aux nappes de brouillards persistants. Il n’est pas surprenant que le même flacon de chasse, quelques mois plus tard, puisse contenir à la fois Rhagium inquisitor et Anaera carcharias.

Sa situation géographique aussi est propice à la rencontre d’espèces aussi différentes que Rosalia alpina et Deilus fugax : à l’est, le Jura lui entrouvre la porte des Alpes tandis qu’au sud, la vallée de la Saône, dans le prolongement de celle du Rhône, forme un véritable couloir jusqu’à la méditerranée. Nombre d’espèces comme on pourra le découvrir, peuvent ainsi y être trouvées hors de leur zone de répartition habituelle.

Enfin, et pourquoi ne pas le souligner, la qualité et la persévérance des entomologistes qui ont prospecté le département n’est sans doute pas étrangère non plus au nombre d’espèces qui ont pu y être découvertes.

Il convient à ce titre de rendre un hommage particulier à la mémoire d’Auguste et Charles LECOMTE, Charles Alexandre et André Charles THIERRIAT, Jean BARBIER, Jean-Pierre et Jean-Louis NICOLAS, Jean BILLARD et Pierre ANCIAUX.

 

 

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